
Down town
Une berline au gabarit généreux en ville, ce n'est pas commode à garer. A part cela, rien à reprocher à l'Oldsmobile. Direction assistée exquise et précise, boite automatique diligente et bien échelonnée. Moteur précis et vigoureux de 600 à 6000 tours/min. Aucun problème pour ramper dans les encombrements ou pour faire un run au feu vert afin de changer de file.
Virées sur la route
Les balades sur route, à allure modérée, sont fameuses dans la machine de Detroit Michigan. L'intérieur est ample, les sièges sont fermes, les surfaces vitrées offrent copieusement le paysage. L'autoradio à cassettes parle l'anglais bien trop vite pour nous.
Excursions dans des plaines arides ou luxuriantes, randonnées dans des vallées, flâneries sinueuses dans les montagnes, cruise le long des falaises côtières de la cote Ouest ; l'ensemble motopropulseur est débonnaire et généreux en toutes circonstances.
Moins affable, j'émettrais quelques réserves quand à des ambitions de conduite sportive sur routes tourmentées. J’augure que le poids élevé de la machine la priverait de vivacité.
Orgeuil sur le Highway
Etait-ce la conséquence des qualités du vaisseau, du faible trafic sur les highway US, du plaisir de la découverte,... ? En Achieva, des milliers de miles sur autoroute se sont déroulés sans lassitude, sans fatigue.
Il est certain que l’engin était très adaptée aux trips autoroutiers : habitacle vaste, silence, confort, stabilité, surcapacités de propulsion.
Nous alternions les rôles de pilote et de passager avec autant de ravissement.
Je me remémore une manifestation plaisante et spectaculaire lorsque l'autoroute alternait en montée et en descente de fortes déclivités. C'était sur le trajet de San Francisco à Seattle. Au sommet de la colline, alors que nous commencions à descendre, le moteur retombait au ralenti et l'auto dévalait en roue libre. C'est une des spécificités de la boite de vitesse de l'Achieva : sauf en positionnant le sélecteur afin d'imposer un rapport, il n'y a nul frein moteur. Il suffit de savoir qu'il faut agir sur le sélecteur pour obtenir l’effet requis (faible, comme sur les transmissions automatiques de cette époque). Les pentes de l'autoroute n'étaient jamais importantes au point de nous imposer un dépassement des limites de vitesse sans toutefois devoir freiner la machine. Arrivé au point bas, la cote s'amorçant vivement, le cruise control provoquait de spectaculaires doubles tombées de rapports ponctuant des courroux de l’orgueilleux moteur en limite de zone rouge, refusant opiniâtrement de perdre 1 seul mile/hour (il faut tenir la moyenne, mon ami).
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